Quatrième journée dans le train (1)
Nous
sommes partis à l’heure d’Irkoutsk ((8h20) dans un train un peu plus luxueux
que les précédents ; il n’avait que 5 voitures et a été tracté jusqu’à
Ulan Ude par une loco russe vue ici dans cette gare, en tête de son train avant
d’être remplacée par une autre, cette fois en traction diesel.
Ce
train était en fait un train mongol, assurant le « transmongolien »,
et dédié uniquement à la relation Irkoutsk – Oulan Bator, en témoigne la plaque
d’itinéraire accrochée aux voitures :
Comparativement,
le billet était plus cher que les précédents, mais cela nous a semblé justifié.
Le principe d’aménagement est le même que sur les trains que nous avions
utilisé précédemment : compartiment de 4 lits (nous n’avons été que les
deux seuls occupants durant tout le trajet) avec rideaux, nappe, dossiers,
appuie-tête cachant des rangements, liseuses, etc. tout mieux fini et plus
joli :
Nous
avions acheté des provisions au marché d’Irkoutsk et bien nous en a pris car au
seul arrêt assez long à Oulan Oude, pas d’approvisionnement facile ! Nous
voici sur le point de déguster du poisson fumé :
Le
couloir était plus lumineux et moquetté, régulièrement nettoyé à la serpillère
par la « conductrice » (personnel d’accompagnement d’une voiture lits
en jargon ferroviaire)
Tout
le personnel était mongol et, contrairement au personnel russe, très souriant
et attentionné. Voici cette « conductrice » à l’arrêt d’Oulan
Oude :
Il
y a de la ressemblance avec le protocole russe (uniforme, contrôle des
passeports, fonction de surveillance aux arrêts (photo), entretien et nettoyage
en route, mais avec une différence fondamentale : l’amabilité et le
sourire.
Les
WC ne sont plus fermés aux arrêts car, ici, ils ne s’écoulent plus sur la voie
mais sont de type « avion » avec, bien évidemment plus d’espace, et
avec la présence de deux WC séparés, hommes et femmes :
Nous
avions choisi ce train car c’était le seul
qui effectuait le parcours autour du Baïkal de jour. La carte ci-dessous montre
l’itinéraire que nous avons pris (en rouge) et les anciens itinéraires
expliqués ci-dessous :
Initialement,
de 1900 à 1904, la voie « remontait » la vallée de l’Angara jusqu’à
Port Baïkal, au bord du lac. (En bleu) De là, un ferry-brise-glace transportant
aussi les trains rejoignait la rive opposée à Babouchkine. (En pointillés
bleus) De là, le parcours ferroviaire continuait jusqu’à Oulan Oude. Il y eut
même une voie provisoire posée en hiver sur la glace du lac en vue d’acheminer
davantage de matériels et d’hommes pour la guerre avec le Japon.
En
1904, le contournement du lac fut achevé aux prix de lourds travaux de génie
civil entre Port Baïkal et Slyudyanka, à l’extrémité ouest du lac. (En noir) Sur
la rive sud, le parcours est, nous l’avons constaté, bien plus facile.
Sur
le parcours « touristique » , non abandonné, entre Port Baïkal et Slyudyanka,
circulent maintenant des trains à vapeur, principalement l’été. Faute
d’informations suffisantes, nous n’avons malheureusement pas tenté d'essayer ce
parcours.
Pendant
les années 50, suite à la mise en eau d’un barrage sur l’Angara, le parcours le
long de cette rivière fut submergé et remplacé par un trajet plus direct entre
Irkoutsk et Slyudyanka, itinéraire que nous avons emprunté. Du fait du relief,
ce tronçon est très sinueux, ne comporte que deux tunnels mais de fortes
rampes, d’où, malgré la traction électrique moderne, parcouru dans le sens de
la montée avec une certaine lenteur.
Dans
le prochain chapitre, je vous montrerai quelques particularités ferroviaires
que j’ai pu surprendre…








Nous sommes le 26... Plus de nouvelles des voyageurs !
RépondreSupprimerJ'espère que ce n'est qu'un manque de liaison internet.
Il ne leur reste plus qu'à envoyer des cartes postales,
que nous recevrons peut-être... l'année prochaine.
Bon courage pour la suite.
Bin, oui... On commence à trouver le temps long...!
RépondreSupprimerPourvu qu'ils ne soient pas obligés de traverser la Mongolie à pied... à bientôt !