Musée ferroviaire de Novossibirsk
Arrivés
à l’heure (19h51) à Novossibirsk, nous pensions trouver une chambre dans la
gare, comme il y en a beaucoup en Russie. Mais c’était complet ! Après
avoir accepté une chambre « mère-enfant » à 50€ (!), nous nous en
sommes vus refuser l’accès faute de justificatif d’enregistrement auprès des
autorités, à réaliser en plus des tampons à l’aéroport dans les 7 jours suivant
l’entrée dans le pays. Nous avions sciemment négligé cette formalité dont nous
nous étions finalement passés sans problèmes lors de notre précédent séjour en Russie en février 2017.
En
désespoir de cause, Catherine est partie de nuit à la recherche d’un hôtel car le
guide disait qu’il y en avait place de la gare. Voici la gare telle qu’elle
s’est présentée le lendemain matin avec, vous pouvez le lire au dessus du
fronton, une température ambiante de – 30° !
Effectivement,
un hôtel de standing, ancien bâtiment soviétique complètement rénové, avait des
chambres … moins chères que celles de la gare ! (environ 30€) Nous nous
sommes donc installés au 18ème étage de cet hôtel dont voici une
photo prise le lendemain matin :
La
chambre était effectivement de grand standing, du genre que l’on ne se paye
jamais ; mais pour le prix, (tarif plus bas le week-end) c’est plus que correct. Nous avons ainsi pu faire un grand coup de rangement dans nos
affaires, dîner au KFC d’à côté, et procéder aux différents envois grâce à la
wifi disponible.
Le
lendemain, vue imprenable au lever de soleil sur la ville :
Cet
arrêt d’une journée était destiné à visiter un grand musée ferroviaire installé
à Seyatel, ville de banlieue située à environ 27 km. Pour nous y rendre, nous
avons donc pris un train de banlieue à la gare dédiée jouxtant la grande
gare :
Cette
façade cache en fait une passerelle enjambant toutes les voies et desservant
les quais :
Ce
train ressemblait fort à ceux que nous avions pris auparavant : 2 rames
accouplées d’automotrices de 4 éléments chacune formant un train assez long.
Au
départ, ce train paraissait relativement vide à cette heure : 9 h 50.
Mais
deux stations plus tard, il s’est fortement rempli… comme le montre cette photo
du retour :
40
minutes plus tard, nous descendions à Seyatel, dont la gare moderne n’était pas
équipée de passages souterrain ou aérien. Tout le monde traverse donc les
voies.
Après
avoir fait quelques menues provisions dans une supérette en face de la gare, Il
nous restait à traverser les voies par une passerelle, publique cette fois,
pour trouver de l’autre côté le musée dont voici l’enseigne d’entrée :
En
fait, ce musée présente, sur 6 longues voies parallèles, une très importante
collection de matériel roulant datant des années 20 aux années 60. Le beau
temps et l’orientation des voies m’ont permis de photographier la plupart du
matériel exposé, mais sous la neige en cette saison ! Voici une vue
« en bout » montrant cette disposition :
Un
passage transversal était ménagé au milieu de ces 6 longues voies (parallèles à
la ligne principale par laquelle nous étions arrivés) et permettait de passer
d’une allée à l’autre sans avoir à tout contourner. Les allées étaient
enneigées mais c’était une neige bien tassée (comme une piste de ski de fond
sans rails !) et la circulation était très facile malgré la neige.
Je ne
vais pas infliger à mes lecteurs, même ferrovipathes, une longue série de
photos montrant des matériels inconnus de nous et se ressemblant parfois
beaucoup entre eux ; dans une prochaine publication, je ferai une
sélection montrant ce qui, à mes yeux, est le plus inhabituel. Il y a, devant
chaque matériel exposé, un panneau explicatif, mais malheureusement
exclusivement en russe, écriture cyrillique ; seuls les chiffres étaient
intelligibles pour moi !
Toutefois,
je montre ici quelques points forts de cette exposition. De manière générale,
le gabarit plus important, plus que l’écartement plus large, donne une
impression de puissance et de force.
A
l’entrée, une grosse 242 de vitesse datant vraisemblablement des années 50
débutait la collection :
Tous
les matériels présentés étaient repeints, sans doute dans des couleurs
rappelant celles d’origine ; ce qui, sous le soleil, donnait un air
pimpant à l’ensemble. Les locos vapeur avaient leurs bielles peintes en blanc
ainsi que les bandages de leurs roues, mais elles n’avaient plus leurs bielles
motrices, ni leurs bielles de commande de coulisse ; le reste du mécanisme
était peint en noir.
Un
wagon « prison » pour acheminer les déportés en Sibérie était ouvert
à la visite :
Plusieurs
diesels doubles, voire triples, laissaient une impression de grande
force :
Pour
clore ce résumé, une photo de circonstance : un chasse-neige à étrave
symétrique (il y en a d’autres, d’autres types)















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