lundi 11 février 2019

Musée ferroviaire de Novossibirsk


Musée ferroviaire de Novossibirsk


Arrivés à l’heure (19h51) à Novossibirsk, nous pensions trouver une chambre dans la gare, comme il y en a beaucoup en Russie. Mais c’était complet ! Après avoir accepté une chambre « mère-enfant » à 50€ (!), nous nous en sommes vus refuser l’accès faute de justificatif d’enregistrement auprès des autorités, à réaliser en plus des tampons à l’aéroport dans les 7 jours suivant l’entrée dans le pays. Nous avions sciemment négligé cette formalité dont nous nous étions finalement passés sans problèmes lors de notre précédent séjour en Russie en février 2017.
En désespoir de cause, Catherine est partie de nuit à la recherche d’un hôtel car le guide disait qu’il y en avait place de la gare. Voici la gare telle qu’elle s’est présentée le lendemain matin avec, vous pouvez le lire au dessus du fronton, une température ambiante de – 30° !

Effectivement, un hôtel de standing, ancien bâtiment soviétique complètement rénové, avait des chambres … moins chères que celles de la gare ! (environ 30€) Nous nous sommes donc installés au 18ème étage de cet hôtel dont voici une photo prise le lendemain matin :

La chambre était effectivement de grand standing, du genre que l’on ne se paye jamais ; mais pour le prix, (tarif plus bas le week-end) c’est plus que correct. Nous avons ainsi pu faire un grand coup de rangement dans nos affaires, dîner au KFC d’à côté, et procéder aux différents envois grâce à la wifi disponible.
Le lendemain, vue imprenable au lever de soleil sur la ville :

Cet arrêt d’une journée était destiné à visiter un grand musée ferroviaire installé à Seyatel, ville de banlieue située à environ 27 km. Pour nous y rendre, nous avons donc pris un train de banlieue à la gare dédiée jouxtant la grande gare :

Cette façade cache en fait une passerelle enjambant toutes les voies et desservant les quais :

Ce train ressemblait fort à ceux que nous avions pris auparavant : 2 rames accouplées d’automotrices de 4 éléments chacune formant un train assez long.

Au départ, ce train paraissait relativement vide à cette heure : 9 h 50.

Mais deux stations plus tard, il s’est fortement rempli… comme le montre cette photo du retour :

40 minutes plus tard, nous descendions à Seyatel, dont la gare moderne n’était pas équipée de passages souterrain ou aérien. Tout le monde traverse donc les voies.

Après avoir fait quelques menues provisions dans une supérette en face de la gare, Il nous restait à traverser les voies par une passerelle, publique cette fois, pour trouver de l’autre côté le musée dont voici l’enseigne d’entrée :

En fait, ce musée présente, sur 6 longues voies parallèles, une très importante collection de matériel roulant datant des années 20 aux années 60. Le beau temps et l’orientation des voies m’ont permis de photographier la plupart du matériel exposé, mais sous la neige en cette saison ! Voici une vue « en bout » montrant cette disposition :

Un passage transversal était ménagé au milieu de ces 6 longues voies (parallèles à la ligne principale par laquelle nous étions arrivés) et permettait de passer d’une allée à l’autre sans avoir à tout contourner. Les allées étaient enneigées mais c’était une neige bien tassée (comme une piste de ski de fond sans rails !) et la circulation était très facile malgré la neige.
Je ne vais pas infliger à mes lecteurs, même ferrovipathes, une longue série de photos montrant des matériels inconnus de nous et se ressemblant parfois beaucoup entre eux ; dans une prochaine publication, je ferai une sélection montrant ce qui, à mes yeux, est le plus inhabituel. Il y a, devant chaque matériel exposé, un panneau explicatif, mais malheureusement exclusivement en russe, écriture cyrillique ; seuls les chiffres étaient intelligibles pour moi !
Toutefois, je montre ici quelques points forts de cette exposition. De manière générale, le gabarit plus important, plus que l’écartement plus large, donne une impression de puissance et de force.
A l’entrée, une grosse 242 de vitesse datant vraisemblablement des années 50 débutait la collection :

Tous les matériels présentés étaient repeints, sans doute dans des couleurs rappelant celles d’origine ; ce qui, sous le soleil, donnait un air pimpant à l’ensemble. Les locos vapeur avaient leurs bielles peintes en blanc ainsi que les bandages de leurs roues, mais elles n’avaient plus leurs bielles motrices, ni leurs bielles de commande de coulisse ; le reste du mécanisme était peint en noir.
Un wagon « prison » pour acheminer les déportés en Sibérie était ouvert à la visite :

Plusieurs diesels doubles, voire triples, laissaient une impression de grande force :

Pour clore ce résumé, une photo de circonstance : un chasse-neige à étrave symétrique (il y en a d’autres, d’autres types)

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