jeudi 14 février 2019

En voiture et à pied sur le Lac Baïkal


En voiture et à pied sur le Lac Baïkal


Après un court trajet sur la terre ferme puis sur la glace ferme, nous arrivâmes au premier « point de vue » très fréquenté ce matin là :

A cet endroit, le gel du ressac a construit d’étranges formations avant que le lac gèle lui-même :

Un peu plus loin, c’est la marche sur le lac gelé :

Partout, à nos pieds, d’innombrables lignes de failles se sont formées dans l’épaisseur de la glace :

Les figures pus ou moins géométriques se complexifient à souhait :

La surface est parfaitement lisse et l‘on peut facilement atteindre les 80 km/h !

Parfois, la surface est plus irrégulière ; alors, on réduit la vitesse :

C’est dans cette voiture « tout terrain », dans laquelle nous étions 9, que nous avons fait l‘excursion ; noter que es pneus étaient bien crantés !


Dans le coffre, i y avait tout ce qu’il fallait pour le repas de midi :

Et l’on pouvait patienter au chaud (!) pendant que la soupe de poisson cuisait :

Puis l’excursion sur le lac se poursuivit jusque vers 15 h. Un autre arrêt au pied d’autres falaises nous fit découvrir d’autres aspects du lac gelé :

Au pied de ces falaises, il y avait encore bien des formations fantastiques :
(voir le texte de Catherine après la photo...)

Que dire de la marche sur la glace? Que ça glisse et que c’est dur quand on s’écrase dessus, évidemment. Que c’est effrayant comme le disent certains ? Je ne trouve pas car les cloisons blanches, rectilignes en surface et souvent ondulantes comme des voiles en profondeur, permettent de visualiser l’épaisseur très rassurante de la couche de glace. Que c’est d’une beauté unique, magique, irréelle ? Certainement. Peut-on voir ailleurs un phénomène naturel aussi parfait à une telle échelle ? Je n’en sais rien mais pour nous, en tout cas, c’est une expérience unique. On peut penser aux lignes de Nasca qui s’entrecroisent, aux rayons d’une ruche, aux entrelacs géométriques de la décoration de l’architecture musulmane mais la transparence, le contraste entre les profondeurs noires d’encre et la blancheur de ces voiles qui semblent immatériels comme de la mousseline alors que tout est aussi rigide que du verre, tout cela est stupéfiant de perfection et de beauté. Dommage qu’il faille partager cette émotion avec des centaines de Chinois se prenant en photo à plat ventre, à plat dos, sur un pied, les bras en l’air ou en croix…D’ici un an ou deux, on pourra installer des parcmètres sur la glace. Heureusement, le lac est vaste et la beauté est sous nos pieds.

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