samedi 16 février 2019

Le sud de l'île d'Olkhon


Le sud de l'île d'Olkhon


Pour explorer l’autre partie de l’île, comme la veille, nous avons pris une excursion en minibus. Nous traversons un petit village, cette fois non touristique :

La route se poursuit, tantôt sur la terre ferme, par des pistes en terre ; il y en a plusieurs, plus ou moins larges, empruntées au gré du conducteur…

…tantôt sur le lac gelé :

Différents arrêts permettent de contempler, sur le rivage, des formations de glace extraordinaires :

Et parfois, en levant la tête, on est franchement étonné par ce que la nature arrive à faire :

Nous voici lors d’une de ces pauses avec, au loin, la côte du « continent » :

Au cours d’autres arrêts, nous avons le temps de prendre un peu de hauteur afin d’embrasser un paysage plus large :

De là-haut, voici un petit monument chamanique et au loin un petit village :

Quand nous sommes à la surface du lac, toujours sous nos pieds, ces cloisonnements et failles fantastiques :

En certains endroits, des espèces de bulles, prises dans la glace, semblent monter du fond ; elles sont très petites et nombreuses :

Ou encore moins nombreuses et plus grosses :

Le retour s’est effectué entièrement sur le lac où parfois, pour contourner une espèce de pointe, la « route » comporte deux chaussées séparées :

A d’autres moments, la surface est parfaitement lisse et le conducteur est alors libre de viser le point où il veut se rendre afin de trouver le passage permettant de traverser la zone chaotique qui sépare deux zones lisses (ce point est parfois balisé par un petit sapin planté exprès dans la glace !)


Aujourd’hui, la magie a opéré. Nous avons largué les centaines de Chinois remplacés par quelques dizaines seulement et, parfois, nous étions même la seule voiture. Il faudrait une dizaine de mots pour nommer la glace du Baïkal, comme la neige en langue Inuit, tant elle est variée. Ma préférée : le miroir strié de ces voiles arachnéens entre lesquels semblent monter des profondeurs des chapelets de perles blanches. Ils semblent si fragiles, on s’attend à voir les bulles éclater comme des bulles de savon et pourtant, tout est figé, vitrifié, immuable jusqu’à la fonte des glaces. Quelle magie a pu réaliser une œuvre aussi parfaite, manifestement dans des baies peu profondes et très calmes au goulot d’entrée très étroit ? C’est fabuleux et mérite le voyage à soi seul. Nous avons vécu aujourd’hui un des moments les plus extraordinaires de tous nos voyages dont les photos, si belles soient-elles, sont incapables de rendre compte.

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