Le sud
de l'île d'Olkhon
Pour
explorer l’autre partie de l’île, comme la veille, nous avons pris une
excursion en minibus. Nous traversons un petit village, cette fois non
touristique :
La
route se poursuit, tantôt sur la terre ferme, par des pistes en terre ; il
y en a plusieurs, plus ou moins larges, empruntées au gré du conducteur…
…tantôt
sur le lac gelé :
Différents
arrêts permettent de contempler, sur le rivage, des formations de glace
extraordinaires :
Et
parfois, en levant la tête, on est franchement étonné par ce que la nature
arrive à faire :
Nous
voici lors d’une de ces pauses avec, au loin, la côte du
« continent » :
Au
cours d’autres arrêts, nous avons le temps de prendre un peu de hauteur afin
d’embrasser un paysage plus large :
De
là-haut, voici un petit monument chamanique et au loin un petit village :
Quand
nous sommes à la surface du lac, toujours sous nos pieds, ces cloisonnements et
failles fantastiques :
En
certains endroits, des espèces de bulles, prises dans la glace, semblent monter
du fond ; elles sont très petites et nombreuses :
Ou
encore moins nombreuses et plus grosses :
Le
retour s’est effectué entièrement sur le lac où parfois, pour contourner une
espèce de pointe, la « route » comporte deux chaussées
séparées :
A
d’autres moments, la surface est parfaitement lisse et le conducteur est alors
libre de viser le point où il veut se rendre afin de trouver le passage
permettant de traverser la zone chaotique qui sépare deux zones lisses (ce
point est parfois balisé par un petit sapin planté exprès dans la glace !)
Aujourd’hui,
la magie a opéré. Nous avons largué les centaines de Chinois remplacés par
quelques dizaines seulement et, parfois, nous étions même la seule voiture. Il
faudrait une dizaine de mots pour nommer la glace du Baïkal, comme la neige en
langue Inuit, tant elle est variée. Ma préférée : le miroir strié de ces
voiles arachnéens entre lesquels semblent monter des profondeurs des chapelets
de perles blanches. Ils semblent si fragiles, on s’attend à voir les bulles
éclater comme des bulles de savon et pourtant, tout est figé, vitrifié,
immuable jusqu’à la fonte des glaces. Quelle magie a pu réaliser une œuvre
aussi parfaite, manifestement dans des baies peu profondes et très calmes au
goulot d’entrée très étroit ? C’est fabuleux et mérite le voyage à soi
seul. Nous avons vécu aujourd’hui un des moments les plus extraordinaires de
tous nos voyages dont les photos, si belles soient-elles, sont incapables de
rendre compte.













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