lundi 4 février 2019

Visite au monastère de la Trinité Saint Serge

Visite au monastère de la Trinité Saint Serge


Certes ce voyage est à dominante ferroviaire, cadeau de 70 ans pour Bernard oblige, mais j'aurai tout de même "mes journées"

comme celle d'hier samedi, jour de mes 66 ans, une journée d'immersion dans la Russie orthodoxe qui réussit à survivre à l'ère communiste. Ce monastère, un des plus sacrés de Russie, dont les remparts blancs protègent nombre de bâtiments et églises du XV ème au XVIII ème siècle, constitue un lieu de pèlerinage à la tombe de St Serge.



 Ce que les photos ne rendent pas: l'animation des pèlerins venus en famille par cars entiers, les allées et venues des innombrables popes de tous âges en soutane noire leurs longs cheveux retenus par une queue de cheval, le contraste entre la clarté extérieure - la neige, les églises blanches- et l'obscurité intérieure où seuls les cierges éclairent faiblement les murs entièrement couverts de peintures très sombres et font doucement briller les ors des iconostases, la ferveur des pélerins faisant silencieusement la queue pour baiser la châsse du saint, les multiples signes de croix et prosternations devant les icônes et, surtout, les voix célestes de trois jeunes femmes répondant aux psalmodies du pope.

 

Cette journée fut également l'occasion d'apercevoir une "vraie" petite ville, bien différente du centre de Moscou. Y voisinent les supermarchés "modernes", Mc Do et KFC, et les survivances de l'époque précédente: une sorte de souk couvert aux allées glaciales bordées d'une multitude de toutes petites boutiques remplies de doudounes, caleçons, chaussettes, moufles et bonnets de laine, des femmes vendant sur le trottoir en plein centre ville 3 ou 4 pots de confiture "maison" et même des échoppes minuscules où le client a juste la place d'entrer et passe sa commande à la vendeuse au travers d'un guichet, toute la marchandise lui étant inaccessible et invisible à l'arrière
                                                                       (nous avions déjà vu ce type de commerce
                                                                        en Slovaquie en 2003).

Ci-dessus, le poisson était gelé, pourtant,

nous ne sommes pas encore en Sibérie et
il ne fait pas très froid.
(il fait même +4 à Moscou aujourd'hui.)

Quant à l'atmosphère générale de Moscou, pas de changement depuis notre séjour de 2017. Les Moscovites sont toujours, à de rares exceptions près, aussi désagréables avec les touristes, ne faisant aucun effort pour aider, ne parlant toujours que le Russe. Une chape de grisaille due au gris uniforme du ciel bâché et à la couleur gris/beige sale des innombrables barres d'immeubles style HLM semble tout envelopper. Pas un sourire, pas une expression sur les visages fermés des serveurs, commerçants, employés, gardiens de musée etc... sauf quand ils vous aboient des ordres incompréhensibles. Nous quitterons Moscou sans regret demain!

3 commentaires:

  1. Allez!acceptez MON sourire pour m 'avoir fait voyager après un journée rendue difficile par une panne d internet!!!!

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  2. Salut les nomades !
    Quel boulot de faire ces reportages en plus de ce voyage difficile. Une vraie usine à vous deux.
    Si vous arrivez à revenir, nous parlerons des photos du musée de trains. Vous devez en avoir d'autres ?
    Bonne suite.

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  3. Superbe reportage !!!
    Vivement la suite si possible :-)
    Yves

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