jeudi 28 mars 2019

Vie quotidienne à Pékin


Vie quotidienne à Pékin

Pour compléter l’aperçu de notre séjour, voici quelques images de la ville, hors monuments et métro. Je veux parler essentiellement des « Hutongs », longues ruelles étroites, voire très étroites, souvent bordées d’arbres, avec des habitations basses entièrement dissimulées  derrière des murs gris et réparties autour d’une cour dans laquelle on accède par une porte presque toujours fermée. A l’origine, ces habitations abritaient familles et domestiques proches de la cour de l’empereur et il y avait encore 6000 de ces ruelles dans les années 50 alors qu’aujourd’hui, il n’en reste environ qu’un millier. Celles que nous avons parcourues étaient propres, avec un revêtement goudronné en parfait état ; une nombreuse circulation de véhicules électriques nous surprenait souvent du fait de leur silence.
Voici un tel quartier vu depuis la « tour de la cloche » :

Voici un hutong, le moins reluisant que nous ayons vu :

Celui-là, donnant accès à notre auberge était agréable à parcourir ; les voitures classiques à essence étaient souvent garées pour longtemps, vu les protections des pneus ou même de la voiture entière par des bâches, des cartons ou des planches :

Les habitants se connaissent et s’arrêtent souvent pour bavarder ; les chargements, très divers, pouvaient atteindre des sommets :

Par endroits, des « vieux » se réunissaient pour jouer, et cela même sur les trottoirs des grandes avenues.

Un accès plus imposant à une cour, sûrement d’un certain standing :

Comme il n’y a pas toujours toutes les commodités dans les habitations, on trouve régulièrement des WC publics avec un point d’eau :

L’intérieur est d’une propreté exemplaire ; les WC « à la turque » sont majoritaires et «collectifs » :

Parfois une porte ouverte permet d’apercevoir la cour ou le couloir menant aux habitations :

Celle de notre auberge s’ouvrait par un digicode avec le code « 1789 » !

Après une chicane, on accédait à une jolie cour intérieure desservant des dortoirs à 4, des chambres, une cuisine (peu équipée) et une salle commune.

Cette salle commune, très agréable avec tables, chaises, sofas, permettait aux hôtes de manger bruyamment leur cuisine, le plus souvent des « nouilles chinoises déshydratées ». On y disposait d’eau bouillie et d’eau chaude pour les boissons :

Notre chambre, minuscule, comportait, à gauche un lit à baldaquin, à droite derrière la porte, une tablette de radiateur et au fond, séparée par une cloison vitrée dépolie, une petite pièce contenant lavabo, douche et cuvette de WC. Le tout était très propre et le ménage, le lit, le change, faits tous les jours. C’était presque des prestations hôtelières dans une auberge pour 31€ par nuit via Airbnb !

La gérante, très gentille et serviable, outre des conseils pour réaliser plus facilement nos projets de visite nous a emmenés à la Banque de Chine dans sa voiturette électrique :

Il y a bien sûr de plus grandes avenues qui desservent ces hutongs ; ici on voit au centre la partie utilisée par la circulation automobile – en l’occurrence un bus articulé – et, sur le côté, séparée par une petite barrière, la voie réservée à tous les autres véhicules - tous électriques - et aux vélos, bien plus rares que ce que l’on imagine.

L’avenue que nous empruntions avant le hutong pour nous rendre à notre auberge était illuminée le soir et un excellent restaurant s’y trouvait ; on y a mangé 5 soirs !

Le « canard de Pékin », plat anciennement réservé à la cour impériale, que nous y avons dégusté deux fois, nécessite une préparation très élaborée : on insuffle d’abord de l’air entre la peau et la chair qu’on pique ensuite avant d’arroser l’animal d’eau bouillante ; puis, on le laisse sécher, pendu dans une armoire où la température est maintenue à 15° :

Il est ensuite rôti au four, toujours pendu par le cou…

… et vous est servi, coupé en lamelles avec la peau, délicieusement craquante, accompagné de mini crêpes, de concombres et d’oignons nouveaux finement émincés et de sauce. Un véritable régal !

Sur cette échappée culinaire, bien plus mémorable que les expériences des pays précédents, se termine le récit de notre voyage, par le train, de Moscou à Pékin.

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