Circuit
en Mongolie (2)
Dans
l’article précédent, je vous ai montré nos conditions de vie hivernale dans la
steppe mongole ; voici maintenant quelques autres aspects de cette visite.
Les
paysages traversés étaient toujours limités par des montagnes plus ou moins
élevées ; la route pouvait donner l’impression d’immensité :
Sur
la photo précédente, la neige paraît très présente mais en réalité, elle ne le
fut pas très souvent. Voici un point de vue sur la rivière Orkhon dont nous
avons suivi la vallée par une piste en terre.
À
d’autres endroits, la neige était quasiment absente ; ici, des yaks
« paissaient » une herbe plutôt rare !
Et
là, la piste zigzaguait entre des zones recouvertes de restes de coulées de
lave :
Dans
chacune des familles visitées, il y avait un troupeau de chèvres et moutons
mélangés ; des moutons blancs et des chèvres de toutes les couleurs,
allant du chocolat au blanc. Voici le troupeau de la première famille quittant
l’enclos de la nuit au lever du soleil :
Dans
la deuxième famille, avant la libération du troupeau, la fumée s’élevait au
dessus des yourtes :
Et
au lever du soleil, le troupeau était encore à l’abri et les bêtes s’étaient
tenu chaud la nuit où la température était descendue en dessous de moins 20°
Ce
matin là, le troupeau ne fut libéré qu’au compte-gouttes car il fallait
intercepter les chèvres pleines pour leur injecter un produit destiné à booster
leur système immunitaire avant la mise bas.
Quand
une bonne partie de l’enclos avait été vidé, il fallait attraper manuellement
les derniers sujets, et cela était plutôt « sportif » :
Le
petit dernier âgé de 4 ans s’y mettait à sa façon :
Voilà
un spécimen de ces chèvres dont le sous-poil est récolté pour le cachemire,
importante source de revenus :
Cette
famille possédait aussi un troupeau conséquent de chevaux non dressés élevés
pour la viande, le lait et les courses traditionnelles ; ce jour-là, ils
ont été rassemblés d’abord à l’aide d’une moto et pour finir et les faire
rentrer dans l’enclos préalablement nettoyé à l’aide d’un cheval monté très
sportivement et que l’on aperçoit à l’arrière plan sur la photo :
Ce
cheval est « harnaché » à la mongole avec une selle très étroite :
Une
fois les chevaux dans l’enclos, il a fallu, pour en soigner certains, les
attraper soit au lasso (difficilement) soit en les prenant par le col (encore
plus sportif mais plus sûr) ; certains ont reçu une projection de produit
contre les parasites et d’autres un médicament instillé par la bouche.
Le
refus de la longue promenade à cheval prévue au programme s’est immédiatement
imposé comme une évidence quand nous avons vu la nervosité et la fougue de ces
chevaux, certes petits, mais habitués à galoper sans contrainte dans la steppe.
Par
contre, la troisième famille possédait un petit troupeau d’une vingtaine de
chameaux dont voici quelques éléments au repos :
Et
nous avons fait un petit tour d’une heure à dos de chameau, dans une zone
sablonneuse recouverte de dunes que l’on aperçoit au loin sur la photo
précédente ; calés entre les deux bosses sans selle et conduits par le
propriétaire, c’était assez confortable vu l’abondance de leur poil mais
quelques courbatures le lendemain matin…
Bref,
notre circuit et les discussions avec notre guide, nous ont permis de constater
que tous ces éleveurs avaient un troupeau de moutons et chèvres mélangés qui ne
s’éloignait pas trop du campement ; certains avaient d’autres
troupeaux : nous avons vu les veaux du premier, les chevaux du deuxième et
les chameaux du troisième. En circulant ; nous avons vu des troupeaux de
yaks tel celui-ci :
Les
yaks avaient un long pelage et certains, les plus fragiles, étaient protégés du
froid par couverture.
A
part les moutons et les chèvres, les autres animaux ne se trouvaient jamais
mélangés.
Comme
autres animaux observables, quelques vautours facilement repérés car se
régalant de cadavres :
Et
des gazelles paissant à une centaine de mètres de la route au retour sur Oulan
Bator :




















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