Le
Métro de Pékin
Projeté
sur le modèle russe depuis les années 50, il est resté embryonnaire jusqu’aux
années 1990. Il faudra attendre la fin des années 2000 (jeux olympiques) pour
que sa réalisation commence vraiment puis s’accélère. Durant mon séjour d’une
semaine, je n’ai parcouru que certaines lignes du centre (1 – 2 – 3 – 5 – 6)
pour me rendre sur les lieux de visite et n’ai donc qu’une vision partielle.
Pour une vision globale, aller sur ce lien Wikipedia
Les
stations utilisées ressemblent toutes à celle-ci ; un parallélépipède
abritant le premier escalier de descente ; même en centre ville, ce qui a
du impliquer des démolitions…
La
descente, moyennement profonde, est piétonne et la remontée est
mécanisée :
On
accède à une salle d’échanges contenant les distributeurs de titres de
transport sans contact, éventuellement un guichet, et l’accès au métro
proprement dit par un portique pour les personnes et un contrôle radiographique
pour les bagages à main ; de plus, une « jolie » jeune fille
tente de détecter des objets dissimulés avec une espèce de
« raquette » qu’elle passe rapidement autour de vous ; elle fait
vite car tout le monde y a droit et vu le nombre de voyageurs entrants….
Ensuite,
on descend vers le quai par une ou plusieurs volées d’escaliers, tous doublés
dans les deux sens par des escaliers mécaniques et parfois par des
couloirs ; le quai est, sur le modèle russe, central, et donne accès aux
deux sens de circulation :
A
l’entrée de chaque station et parfois sur le quai, un piédestal, entouré d’une
barrière, accueille deux militaires immobiles à la façon des « Horse
Guards » de Londres ; c’est, parait-il, à cause d’une conférence étalée
sur deux semaines, réunissant les représentants de l’administration locale
de toute la Chine. De plus, un personnel abondant surveille, aide au passage
des portillons, balaye, ramasse les petits débris,… et grâce à ça, sûrement
moins de chômage…
L’accès
aux rames de 6 voitures se fait par des portes palières, comme sur les lignes 1
et 14 de Paris ; La signalétique, en Chinois et en anglais, est bien
visible et est même présente au sol ; avec le plan, il est facile de s’y
retrouver. Une rame vient de partir et déjà les futurs passager
attendent :
Sur
la ligne 1, les portes palières ne sont pas très hautes et j’ai pu
photographier la queue d’une rame :
L’intérieur,
quand il n’y a pas foule, paraît spacieux ; les sièges sont disposés
latéralement, à la mode Moscou ou San Francisco, ce qui laisse beaucoup de
places debout. Contrairement à Moscou, les chinois ne se lèvent pas pour
laisser leur place aux vieux.
Les
voitures sont reliées par un large passage, à la façon « boa » pour
ceux qui connaissent. Voici la voiture de queue vue depuis l’intercirculation
largement ouverte :
Au
dessus de chaque porte, il y a la signalétique de la ligne, avec des
indications lumineuses montrant la progression de la rame ; de plus, des
annonces sonores, en chinois et en anglais, indiquent la position à l’arrêt,
puis la prochaine station avec les correspondances éventuelles.
Les
couloirs de correspondance sont toujours très larges (c’est utile et on l’a vu en
heures de pointe) ; certains sont à sens unique ou avec séparation par des
barrières fixes.
La
publicité, toujours lumineuse, est surtout présente en station ; en
tunnel, une publicité lumineuse apparaît parfois, rendue lisible grâce, je
pense, à un effet stroboscopique accordé à a vitesse de la rame.
En
surface, les autres moyens de transports en commun sont présents et sont
modernes, la plupart à plancher bas : bus simples et surtout articulés,
trolleybus simples comme celui-ci :
Il
a été photographié devant l’ancienne gare de Pékin transformée en musée des
chemins de fer, perches baissées. En effet, j’ai remarqué qu’autour et sur la
place Ti’anmen, les fils aériens sont absents et les trolleybus continuent en
mode électrique car aucun bruit de moteur diesel n’est perceptible. J’ai les ai
vu descendre ou monter leurs perches aux abords de la place. L’industrie des
batteries est prospère en Chine… A ce propos, à part les voitures
individuelles, tous les vélos, scooters, triporteurs, voiturettes, véhicules de
livraison, engins d’entretien de la voierie, etc. ont leurs voies réservées
séparées par des petites barrières et sont électriques. Les vélos simples à
pédale sont très minoritaires.
Rendez-vous
maintenant au musée du chemin de fer…














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