vendredi 15 mars 2019

Le Métro de Pékin


Le Métro de Pékin

Projeté sur le modèle russe depuis les années 50, il est resté embryonnaire jusqu’aux années 1990. Il faudra attendre la fin des années 2000 (jeux olympiques) pour que sa réalisation commence vraiment puis s’accélère. Durant mon séjour d’une semaine, je n’ai parcouru que certaines lignes du centre (1 – 2 – 3 – 5 – 6) pour me rendre sur les lieux de visite et n’ai donc qu’une vision partielle. Pour une vision globale, aller sur ce lien Wikipedia
Les stations utilisées ressemblent toutes à celle-ci ; un parallélépipède abritant le premier escalier de descente ; même en centre ville, ce qui a du impliquer des démolitions…

La descente, moyennement profonde, est piétonne et la remontée est mécanisée :

On accède à une salle d’échanges contenant les distributeurs de titres de transport sans contact, éventuellement un guichet, et l’accès au métro proprement dit par un portique pour les personnes et un contrôle radiographique pour les bagages à main ; de plus, une « jolie » jeune fille tente de détecter des objets dissimulés avec une espèce de « raquette » qu’elle passe rapidement autour de vous ; elle fait vite car tout le monde y a droit et vu le nombre de voyageurs entrants….

Ensuite, on descend vers le quai par une ou plusieurs volées d’escaliers, tous doublés dans les deux sens par des escaliers mécaniques et parfois par des couloirs ; le quai est, sur le modèle russe, central, et donne accès aux deux sens de circulation :

A l’entrée de chaque station et parfois sur le quai, un piédestal, entouré d’une barrière, accueille deux militaires immobiles à la façon des « Horse Guards » de Londres ; c’est, parait-il, à cause d’une conférence étalée sur deux semaines, réunissant les représentants de l’administration locale de toute la Chine. De plus, un personnel abondant surveille, aide au passage des portillons, balaye, ramasse les petits débris,… et grâce à ça, sûrement moins de chômage…

L’accès aux rames de 6 voitures se fait par des portes palières, comme sur les lignes 1 et 14 de Paris ; La signalétique, en Chinois et en anglais, est bien visible et est même présente au sol ; avec le plan, il est facile de s’y retrouver. Une rame vient de partir et déjà les futurs passager attendent :

Sur la ligne 1, les portes palières ne sont pas très hautes et j’ai pu photographier la queue d’une rame :

L’intérieur, quand il n’y a pas foule, paraît spacieux ; les sièges sont disposés latéralement, à la mode Moscou ou San Francisco, ce qui laisse beaucoup de places debout. Contrairement à Moscou, les chinois ne se lèvent pas pour laisser leur place aux vieux.

Les voitures sont reliées par un large passage, à la façon « boa » pour ceux qui connaissent. Voici la voiture de queue vue depuis l’intercirculation largement ouverte :

Au dessus de chaque porte, il y a la signalétique de la ligne, avec des indications lumineuses montrant la progression de la rame ; de plus, des annonces sonores, en chinois et en anglais, indiquent la position à l’arrêt, puis la prochaine station avec les correspondances éventuelles.

Les couloirs de correspondance sont toujours très larges (c’est utile et on l’a vu en heures de pointe) ; certains sont à sens unique ou avec séparation par des barrières fixes.

La publicité, toujours lumineuse, est surtout présente en station ; en tunnel, une publicité lumineuse apparaît parfois, rendue lisible grâce, je pense, à un effet stroboscopique accordé à a vitesse de la rame.

En surface, les autres moyens de transports en commun sont présents et sont modernes, la plupart à plancher bas : bus simples et surtout articulés, trolleybus simples comme celui-ci :

Il a été photographié devant l’ancienne gare de Pékin transformée en musée des chemins de fer, perches baissées. En effet, j’ai remarqué qu’autour et sur la place Ti’anmen, les fils aériens sont absents et les trolleybus continuent en mode électrique car aucun bruit de moteur diesel n’est perceptible. J’ai les ai vu descendre ou monter leurs perches aux abords de la place. L’industrie des batteries est prospère en Chine… A ce propos, à part les voitures individuelles, tous les vélos, scooters, triporteurs, voiturettes, véhicules de livraison, engins d’entretien de la voierie, etc. ont leurs voies réservées séparées par des petites barrières et sont électriques. Les vélos simples à pédale sont très minoritaires.

Rendez-vous maintenant au musée du chemin de fer…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire