Vie
quotidienne à Pékin
Pour
compléter l’aperçu de notre séjour, voici quelques images de la ville, hors
monuments et métro. Je veux parler essentiellement des « Hutongs »,
longues ruelles étroites, voire très étroites, souvent bordées d’arbres, avec
des habitations basses entièrement dissimulées derrière des murs gris et réparties autour
d’une cour dans laquelle on accède par une porte presque toujours fermée. A
l’origine, ces habitations abritaient familles et domestiques proches de la
cour de l’empereur et il y avait encore 6000 de ces ruelles dans les années 50
alors qu’aujourd’hui, il n’en reste environ qu’un millier. Celles que nous
avons parcourues étaient propres, avec un revêtement goudronné en parfait
état ; une nombreuse circulation de véhicules électriques nous surprenait
souvent du fait de leur silence.
Voici
un tel quartier vu depuis la « tour de la cloche » :
Voici
un hutong, le moins reluisant que nous ayons vu :
Celui-là,
donnant accès à notre auberge était agréable à parcourir ; les voitures
classiques à essence étaient souvent garées pour longtemps, vu les protections
des pneus ou même de la voiture entière par des bâches, des cartons ou des
planches :
Les
habitants se connaissent et s’arrêtent souvent pour bavarder ; les
chargements, très divers, pouvaient atteindre des sommets :
Par
endroits, des « vieux » se réunissaient pour jouer, et cela même sur
les trottoirs des grandes avenues.
Un
accès plus imposant à une cour, sûrement d’un certain standing :
Comme
il n’y a pas toujours toutes les commodités dans les habitations, on trouve
régulièrement des WC publics avec un point d’eau :
L’intérieur
est d’une propreté exemplaire ; les WC « à la turque » sont
majoritaires et «collectifs » :
Parfois
une porte ouverte permet d’apercevoir la cour ou le couloir menant aux
habitations :
Celle
de notre auberge s’ouvrait par un digicode avec le code
« 1789 » !
Après
une chicane, on accédait à une jolie cour intérieure desservant des dortoirs à
4, des chambres, une cuisine (peu équipée) et une salle commune.
Cette
salle commune, très agréable avec tables, chaises, sofas, permettait aux hôtes
de manger bruyamment leur cuisine, le plus souvent des « nouilles
chinoises déshydratées ». On y disposait d’eau bouillie et d’eau chaude
pour les boissons :
Notre
chambre, minuscule, comportait, à gauche un lit à baldaquin, à droite derrière
la porte, une tablette de radiateur et au fond, séparée par une cloison vitrée
dépolie, une petite pièce contenant lavabo, douche et cuvette de WC. Le tout
était très propre et le ménage, le lit, le change, faits tous les jours.
C’était presque des prestations hôtelières dans une auberge pour 31€ par nuit
via Airbnb !
La
gérante, très gentille et serviable, outre des conseils pour réaliser plus
facilement nos projets de visite nous a emmenés à la Banque de Chine dans sa
voiturette électrique :
Il
y a bien sûr de plus grandes avenues qui desservent ces hutongs ; ici on
voit au centre la partie utilisée par la circulation automobile – en
l’occurrence un bus articulé – et, sur le côté, séparée par une petite
barrière, la voie réservée à tous les autres véhicules - tous électriques - et aux
vélos, bien plus rares que ce que l’on imagine.
L’avenue
que nous empruntions avant le hutong pour nous rendre à notre auberge était
illuminée le soir et un excellent restaurant s’y trouvait ; on y a mangé 5 soirs !
Le
« canard de Pékin », plat anciennement réservé à la cour impériale,
que nous y avons dégusté deux fois, nécessite une préparation très élaborée :
on insuffle d’abord de l’air entre la peau et la chair qu’on pique ensuite
avant d’arroser l’animal d’eau bouillante ; puis, on le laisse sécher,
pendu dans une armoire où la température est maintenue à 15° :
Il
est ensuite rôti au four, toujours pendu par le cou…
…
et vous est servi, coupé en lamelles avec la peau, délicieusement craquante, accompagné
de mini crêpes, de concombres et d’oignons nouveaux finement émincés et de
sauce. Un véritable régal !
Sur
cette échappée culinaire, bien plus mémorable que les expériences des pays
précédents, se termine le récit de notre voyage, par le train, de Moscou à
Pékin.





















































